Plusieurs personnes identifient les hémorroïdes avec le concept de maladie hémorroïdaire.

En réalité les hémorroïdes sont des structures veineuses présentes en chacun de nous, localisées juste sous la muqueuse qui recouvre les parois du canal anal. Les vaisseaux de cette région forment un réseau de petits coussinets qui peuvent être internes et externes. Ceux-ci ont la tâche de garantir, avec la structure musculaire, la capacité de continence fécale anale.

Elles sont comme des soupapes de sécurité. Quand elles sont au repos elles sont pleines de sang et ferment efficacement le conduit, mais lors de l’évacuation elles se vident rapidement par la compression des selles lors de leur passage.

On parle de maladie hémorroïdaire quand il y a une inflammation et les dérangements de circulation à charge des vaisseaux hémorroïdaires. Dans ce cas, les vaisseaux tendent à se gonfler douloureusement, à saigner et dans certains cas à déborder de l’anus, en créant un fort dérangement.

Les causes de cette pathologie ne sont pas encore claires, mais il y a des facteurs qui prédisposent au problème. Régime pauvre en fibres, vie sédentaire, obésité, toux chronique et grossesse sont les situations les plus fréquentes.

La maladie hémorroïdaire peut avoir différents degrés de gravité. Ils existent au moins quatre degrés de la maladie. Dans les degrés les plus graves (degré quatre) la structure vasculaire déborde à l’extérieur de l’anus   (prolapsus) et il n’est pas possible de la replacer avec une intervention manuelle.

La majorité des cas se résout spontanément ou suite au respect de certaines indications médicales et de comportements. L’utilisation d’antiinflammatoires et l’aide de produits émollients associés à une bonne hydratation, une alimentation riche en fibres et un peu de repos. Toutefois, chez un petit pourcentage de personnes la maladie devient une condamnation qui demande une solution plus radicale et invasive, souvent après des années de douleur.

L’approche chirurgicale au problème a été totalement changée au long des années. Jusqu’à il y a cinquante ans, l’ablation des hémorroïdes était la seule solution définitive au problème. L’erreur de fond était liée à une mauvaise compréhension du rôle de ces structures. Elles étaient considérées comme des épuisements vasculaires pathologiques et on ne connaissait pas leur fonction physiologique.

L’ablation des hémorroïdes est une opération douloureuse qui peut avoir des conséquences handicapantes comme l’incontinence fécale.

Successivement des nouvelles solutions, moins invasives et plus efficaces, ont été développées. Il a été observé que le prolapsus des hémorroïdes s’avère seulement suite au prolapsus de la muqueuse anale qui les recouvre. D’ici il y a eu le développement de procédures thérapeutiques qui puissent sauvegarder les structures vasculaires en gardant la normale anatomie du canal anal. Cet objectif s’obtient à travers une intervention sur la muqueuse par l’excision du tissu descendu.

En 1993 le docteur Antonio Longo a inventé une technique de correction basée sur ce fondement.

La procédure a été appelée PPH (Procedure for Prolapse Haemorroids) et a été rapidement reconnue et utilisée en Europe, jusqu’à devenir la procédure de choix pour les interventions sur les cas de maladie hémorroïdaire de deuxième, troisième et quatrième degré. L’avantage de cette technique est de ne pas endommager le tissu péri-anal (le tissu qui recouvre l’orifice anal), une zone très délicate et riche en terminaisons nerveuses.

La PPH prévoit l’ablation d’une partie de muqueuse anale et la suture rapide du tissu qui reste. La procédure soulève les tissus mous de l’anus en replaçant automatiquement les hémorroïdes dans l’anus. Cette technique prévoit l’utilisation d’une agrafeuse automatique spécialement conçue, afin de suturer rapidement la muqueuse anale à l’intérieur du canal anal. L’instrument mécanique permet d’effectuer en même temps l’ablation et la suture du tissu. Cette dernière se fait à travers l’application de microscopiques clips en titane.

Bien qu’il s’agisse d’une procédure innovante et efficace, la PPH du docteur Longo est encore une méthode peu connue soit par l’opinion publique soit par la médecine générale.

En Italie cette intervention a été déjà effectuée sur plus de cent mille personnes. L’efficace du traitement est soutenue par des nombreuses publications et des amples statistiques. Les plus connus magasines de médecine spécialisée (comme The Lancet) ont montré la validité et l’efficacité de cette procédure par rapport à la méthode chirurgicale traditionnelle d’ablation des hémorroïdes.

L’intervention du docteur Longo se fait sous anesthésie locale ou locorégionale et a des temps d’exécution brefs. Dix minutes suffisent. L’intervention demande une procédure ambulatoire et la suture interne permet une reprise rapide des normales activités. La technique traditionnelle, par contre, demande quarante minutes d’opération suivie par environ cinq jours d’hospitalisation.

L’utilisation de l’agrafeuse automatique permet l’application de matériel de suture sur parties de tissu pauvres de récepteurs sensoriels et donc peu sensibles à la douleur. Les instruments permettent de travailler à l’intérieur du canal anal, de façon telle à respecter la normale contiguïté des tissus, sans entraver l’évacuation du sang des hémorroïdes.

En même temps l’afflux de sang artériel est réduit de façon que la turgescence des tissus impliqués dans le prolapsus soit réduite aussi; cela réduit les possibilités de récidives.

L’opération peut avoir des variations, selon les exigences du patient.

Les données collectées jusqu’à présent indiquent que la procédure PPH réduit de façon significative la douleur post opératoire par rapport à la méthode traditionnelle. Pareillement la nécessité de procédures ano-rectales additionnelles un an après l’opération est beaucoup plus basse. Le contrôle obtenu sur la maladie hémorroïdaire est comparable à celui obtenu par l’excision, en sauvegardant les structures vasculaires.

Il faut dire que la PPH est quand même une opération spécialisée qui demande de l’expérience et de l’expertise. La zone à opérer est anatomiquement très délicate et le risque de compromettre la fonction anale normale est toujours réel. Evitez de vous adresser à du personnel médical peu qualifié. Le choix d’une équipe médicale spécialisée et expérimentée est à faire malgré quelques dérangements. Un délai d’attente plus long ou la nécessité de se déplacer vers des structures plus éloignées de chez vous sont des sacrifices qui seront récompensés.